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Coiffes, parures et perruques de la donation Antoine de Galbert

A Lyon, spécialement pour y visiter cette exposition qui m'interpelle tout autant qu'elle m'intrigue et dont le sujet est un peu, beaucoup en résonance avec "mes vies " personnelles et professionnelles : le monde en tête 

Il ne s'agit pas de cheveu, ni de perruque directement mais de tout ce qui est utilisé pour donner une lecture de son pouvoir, de son statut, de sa classe sociale, de son âge, du féminin ou du masculin, des stades initiatiques franchis ou à vivre, de l'événement qui se vit à cet endroit là ...

Je connais l'exigence d'Antoine de Galbert, collectionneur et mécène pour avoir fréquenté Sa/ La Maison Rouge, proche de la Bastille, désormais fermée.

 

Je n'ai pas été déçue !

Aussi, je vous invite si vous êtes de la région, dans la région ou si un de vos déplacements passe à proximité de Lyon, de prendre ce temps là : vous avez jusqu'au 15 mars 2020

Sans couper les cheveux en 4, ce que j'ai particulièrement aimé

Je suis très "consommatrice" de culture et d'arts, de façon générale : je sais ce que cela m'apporte, ce que je vais y puiser et pourquoi n'ayant pas le temps de tout voir, je privilégie tel réalisateur, tel.le chorégraphe, tel artiste !

Sélective certes mais avec de la curiosité et des excursions hors de ma zone de confort visuel ou auditif,  de mes habitudes.

 

Mais en allant voir cette exposition sur cette thématique précise, je savais que j'allais toucher de l'intime,  et particulièrement mon intime.

Plus d'une fois, dans cette déambulation libre, je me suis assise, pour reprendre mes esprits, pour savourer, pour ressentir mon émotion

Plus d'une fois, j'ai eu envie de toucher ces matières, ces textures

Plus d'une fois, j'ai eu envie d'essayer, de poser sur ma tête....

Du cheveu à la coiffe

Je fais un lien entre la symbolique, la signification, l'importance de ces parures de têtes, perruques et postiches, couronnes et autres coiffes et nos cheveux, surtout quand nous les perdons.

 

Un raccourci peut-être, qui me rassure, qui me permet de justifier ce que j'ai ressenti, d'expliquer ou tout simplement de m'expliquer ce sentiment que j'ai eu, quand j'ai perdu mes cheveux de n'être plus ni quelqu'un, ni quelqu'unE, ni visible, ni lisible.

De par le monde, ces parures de têtes, ces coiffes sont les signes extérieurs de qui on est : sexe, évolutions, étapes de la vie d'une femme, rites initiatiques effectués ou non pour les hommes, deuil, maternité, rang social. 

Finalement, comme les perruques, juste avant la Révolution française, quand Marie-Antoinette, impulsait modes et tendances à la Cour, elles sont identitaires.

Héritage dans l'Hair...

Vous le saviez vous, mais oui sans doute que vous le saviez ...

La transmission génétique est aussi capillaire .

Vous l'avez déjà entendu, ou peut-être dite cette phrase : "il/elle a les cheveux de son père, de sa mère" ou "oh çà c'est du côté maternel ou paternel" et il est ainsi question de la couleur, de la texture, de la densité en positif ou en négatif.

 

En tous cas, avant que nous confions notre chevelure à un coiffeur, il y a de l'héritage dans l'Hair !

Je me savais porteuse de l'histoire et de l'Histoire de ma lignée de Femmes, mais dans le cadre de cette exposition, j'ai pris -encore plus- conscience du trans-générationnel, du Féminin représenté par les cheveux de nos ascendantes, qui, soit sont tissés, tressés, noués dans la coiffe, soit sont symbolisés.

Et puis je laisse le silence envahir ce post ...

Les émotions se calmer...

A créer trop d'attentes, vous pourriez être déçu.es

Et votre ressenti sera peut-être, sans doute ...autre 

 

Ceci dit, essayez de ne pas passer à côté : la scénographie due l'exposition est époustouflante

La collection d'Antoine de Galbert est incroyable, et lui est d'une incroyable humilité, collectionneur esthétique infatigable ! 

Vous l'entendrez ici ou là, dans les enregistrements à certains pôles.

 

Et racontez-moi,

Racontez-nous !

Un supplément d'infos sur l'exposition"Le monde en tête"

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