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De Paris à Buenos Aires, Accepter sa perruque pour garder la tête haute


" Mon alopécie universelle est venue sans invitation. Je ne l’ai pas accueillie favorablement mais je n’ai pas fait la guerre non plus. 

J'ai découvert par hasard Accepte ta perruque  site et blog créés par Patricia - pendant que je surfais sur internet à propos de cette nouvelle chose qui était arrivée dans ma vie.
Je suis argentine, j'habite à Buenos Aires et j'ai eu la chance de rencontrer Patricia à Paris. Elle m'a accueillie comme une mère qui accueille ses filles qui viennent de découvrir cette nouvelle situation : un nouveau départ.
Nous nous sommes vues dans "son atelier", qu'elle appelle "le 105" et elle m'a donné du temps, du dévouement, de la gentillesse.
C'est une femme prête à tout pour éviter que quelqu'un souffre ou reste comme "morte" à ce stade.

Elle nous invite à continuer, la tête haute !
Je suis de retour dans mon pays avec une perruque qui me convient grâce à toute l'aide de Patricia (je préférerais que ce soit elle qui raconte tout le marathon dans lequel elle s'est embarquée pour m’aider).
Je pense beaucoup à elle…. elle a transformé tout cela en quelque chose de créatif, d’esthétique, de magique, de spécial.
Je sais que je vais bientôt la revoir et j’ai encore beaucoup à apprendre d’elle.
Dans ce nouveau monde, où je dois apprendre à vivre avec mon alopécie, Patricia a été comme une étape fondamentale.

"J'accepte ma perruque" c'est le monde de Patricia, à son image : féminin, pratique, actuel, secret et plein de beaux sentiments.


Merci Patricia pour tant de belles choses et merci aussi à Pilar Lopez, croisée au 105 rue Caulaincourt, pour sa sympathie et sa cordialité.

Un conseil : Si vous avez besoin d'une perruque, il est préférable de parler et d'être conseillée par une femme qui, de par sa propre expérience, sait bien ce que signifie l’utiliser quotidiennement. 

Une perruque n'est pas quelque chose à prendre à la légère. 

Pour l'accepter, nous devons prendre le bon chemin.

Une perruque devrait signifier un nouveau et meilleur départ."

 

Grace C.



 

Grace a su tellement bien décrire :

- mettre en maux ce que ressent une femme concernée par une perte de cheveux totale  

- et aussi mettre en mots, l'inspiration, ou plutôt la respiration quand elle est confrontée à une "semblable", à une expérience toujours en cours de validité de life with a wigque je lui consacre cet article sur Fashion perruque le Blog

 

Parce qu'on meurt -éventuellement- pour des idées, mais pas pour une chute de cheveux aussi violente, imprévisible, totale et durable soit-elle..

On ne meurt pas

On n'en meurt pas mais on peut s'éteindre.

S'éteindre, c'est se déconnecter de sa féminité, de ses atouts, de ses talents, de ses points forts, des autres, de son corps, de la vie, de sa Vie...

 

Parce que dans Première Perruque , il y a première fois ou plutôt mille questions.

Ce n'est pas un temps positif que les premiers moments avec ces faux cheveux, que d'ailleurs nous sommes incapables de considérer comme des cheveux.

C'est un temps de solitude.

C'est un temps de peur, de tristesse, de culpabilité, de honte, parfois

C'est un temps d'insécurité émotionnelle, physique et morale, souvent

C'est un temps de perte d'identité, de quête d'identité, de besoin de valider son non-changement d'identité. 

 

J'aurais adoré en parler, en rire et en pleurer avec pourquoi pas ? Samson.

(Pas Véronique, ou pourquoi pas..ou mieux, avec eux deux : Véronique Samson et Samson)

Plus sérieusement ! Très sérieusement !

J'aurais adoré  échanger, partager, comparer nos chauvitudes mais surtout nos perruqu'attitudes avec quelqu'un.E 

Trop de silences à l'époque, surtout le mien.

Pourtant, on gagne du temps dans l'expérience de l'Autre 


Est-ce ce temps -peut-être- déjà gagné par Grace, qui, début janvier, lors de notre deuxième entrevue, me fait  ressentir comme un changement, comme une métamorphose.

Du visible et de l'invisible ...

Une gestuelle plus naturelle : ses doigts qui s'enfoncent dans n'importe quelle perruque, qui remettent une mèche en place de la prothèse capillaire, les épaules souplement basses mais pas lasses, le port de tête fièrement droit mais pas rigide, ce sourire radieux et des rires, des rires

 

Une détermination (re)trouvée et affirmée dans le choix de la prochaine perruque, de la couleur, du style capillaire, de la coupe, de la longueur

 

Il m'a semblé qu'elle ne portait plus de prothèse capillaire ...

Il m'a semblé que nous parlions cheveux ...

 

La tête haute, tout simplement !

 

Et si vous saviez, ma chère Grace, le sens que cela donne "aux pourquoi de mes comment ?"

LOVE

Et puisqu'Elle s'est glissée dans mon article et que c'est aussi une Inspirante pour ma drôle de vie ....

A écouter en boucle...

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Commentaires: 1
  • #1

    élisabeth lebraud (vendredi, 25 janvier 2019 10:59)

    Très très beau témoigne.
    Et pour être passée entre les mains de Patricia, je peux dire OUI, son contact ses conseils sont fondamentaux.
    Comme le dit si justement Patricia, lorsque l'on est touché par notre perte de cheveux, on est profondément désorienté.
    Bien sûr, on n'en meurt pas, mais on s'éteint tout doucement.
    Ce sentiment de honte, je le connais.
    J'ai perdu mes cheveux en janvier 2013 comme ça d'un seul coup.
    Sans prévenir.
    On ne se reconnaît plus.
    Combien de fois je me considérais comme un monstre.
    Je n'ai pas une alopécie totale, mais il ne me reste 1/4 de mes cheveux et ils sont situés derrière mon crâne.
    Plus rien sur le dessus et sur les côtés.
    Il m'a fallu 6 ans pour que j'accepte cet état de chose.
    C'est toute une reconstruction de nous même.
    Heureusement qu'il y a des personnes comme Patricia pour nous aider.
    C'est très important.
    Encore un énorme merci à elle.